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#HistoiredeFleurs : Le Mimosa

Zoom sur le mimosa français, cultivé dans le sud de la France, par les Echos du 18 mars 2015
Avec l'annonce de l'arrivée du label Fleurs de France par notre ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, plusieurs articles de presse se sont concentrés sur les fleurs made in France. Je vous retranscris ici un article sur la fleur de saison par excellence dans le sud de la France, celle qui a donné son nom à des œufs ET à un célèbre cocktail servi lors des brunchs new-yorkais, rien que ça. 
Bonne lecture!
"Cultivé dans le massif du Tanneron, il est expédié par des grossistes vers l’Italie et la Hollande.

La saison du mimosa s’achève sur les pentes du massif du Tanneron. C’est là, à cheval sur les départements des Alpes-Maritimes et du Var, les deux premiers départements français pour la production de fleurs coupées, que se concentre l’essentiel de la production de cette variété d’acacias.

Arrivé d’Australie dans le sillage des hivernants britanniques au XIXe siècle, le mimosa s’est acclimaté sur les sols acides du Tanneron où il fleurit de décembre à mars.

« C’est un marché de niche et parce que c’est une fleur de saison fragile, les importations ne menacent pas la production française, au contraire nous exportons », souligne Fabien Reynaud, secrétaire général de la Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, producteur de mimosa à Pégomas.

Cultivé avec d’autres feuillages comme l’eucalyptus, le mimosa fait partie des rares productions locales qui trouvent encore des débouchés à l’export. Surtout vers l’Italie et la Hollande, à travers un réseau de grossistes qui prennent en charge la distribution vers les autres marchés européens dont l’Allemagne. Plusieurs producteurs travaillent avec les grossistes italiens qui viennent chercher la marchandise brute et s’occupent du conditionnement. « Pour nos petites exploitations familiales, cela réduit les besoins en main-d’œuvre », explique Fabien Reynaud.

Malgré l’absence de réelle ­concurrence, le mimosa azuréen a pourtant perdu du terrain.

Entre 1989 et 2002, le nombre des exploitations dans les Alpes-Maritimes est passé de 169 à 77, il en reste une trentaine aujourd’hui pour une production estimée à 1.100 tonnes par an. « La pression foncière n’est pas la seule responsable, souvent il n’y a pas eu de repreneurs pour ces petites exploitations familiales au moment de la retraite », regrette Fabien Reynaud.

Distribution directe

Ce mouvement de baisse est aujourd’hui endigué et on assiste même à une reprise de l’activité par les jeunes générations, enfants ou petits-enfants, ou même des salariés qui décident de se lancer en louant les terres. La taille des exploitations reste modeste, autour des 4 hectares en moyenne. Le tourisme avec la route du Mimosa, les fêtes comme les corsos fleuris traditionnels de Mandelieu-la-Napoule, le marché local et la visite des forceries, ces chambres climatiques où sont déposés les rameaux cueillis en bouton pour en maîtriser l’éclosion et prolonger la durée de la floraison, complètent les débouchés. Internet permet aussi à certains des producteurs locaux d’organiser directement la distribution pour les particuliers. Malgré une production en baisse cette année en raison des conditions climatiques, les prix, autour de 4 à 5 euros le kilo (le mimosa se vend au poids et non à la tige) sont restés stables.


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